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USA 2008: Débat McCain-Obama - Battle Final
Envoyé par zenbzen, il y a 8 ans
Voici tout ce qu'il faut savoir sur le dernier des trois débats télévisés des présidentielles américaines qui a eu lieu le 14 Octobre 2008.



Partie 1



Partie 2



Partie 3



Partie 4



Partie 5



Partie 6


Pour beaucoup, c'était le débat de la dernière chance, pour John McCain. Le candidat républicain, très en retard dans les sondages, n'avait d'autre choix que de sortir les crocs. Ce qu'il a fait pendant les 90 minutes de cette ultime confrontation télévisée consacrée à la politique intérieure, en direct de l'université Hofstra, dans l'Etat de New York.

Dès le début du duel, John McCain a endossé le rôle de l'attaquant, critiquant les propositions de hausse des impôts de son rival pour les contribuables gagnant plus de 250.000 $ par an.

Pour évoquer «les victimes innocentes de la cupidité de Wall Street», le sénateur de l'Arizona a virtuellement convoqué un troisième homme au débat : Joe Wurzelbacher, dit «Joe le plombier». Cet entrepreneur, qui a récemment interpellé Barack Obama en visite dans l'Ohio, a très vite été érigé en symbole de la classe moyenne et des petites entreprises.

«Joe, je veux t'aider, a lancé le républicain face caméra, avec Obama, Joe, c'est ta richesse qui sera redistribuée». Et d'interpeller son adversaire : «pourquoi voulez-vous augmenter les impôts de tout le monde aujourd'hui ?».

«Nous voulons tous deux diminuer les impôts», a répondu le sénateur de l'Illinois. «La différence est au profit de qui nous voulons le faire.»

Obama a répété que son programme prévoyait une réduction d'impôts pour 95% des Américains et que seule une poignée de contribuables, les plus aisés, seraient touchés par une hausse des prélèvements.

Plus vindicatif que lors des précédents débats, John McCain a également tenu à se distinguer clairement de l'administration sortante, coupant court à une attaque récurrente du camp démocrate. «Sénateur Obama, je ne suis pas le président Bush. Si vous vouliez vous opposer au président Bush, il fallait vous présenter il y a quatre ans», a-t-il lancé.

«Si je confonds par erreur votre politique et celle de George Bush, c'est parce que sur les problèmes économiques essentiels qui intéressent le peuple américain, (…) vous avez été un fervent partisan du président Bush», a rétorqué le démocrate.

Les deux candidats se sont ensuite vivement affrontés sur le ton de la campagne et sur la publicité négative. Barack Obama a rappelé que dans de récents meetings républicains, des supporters de son adversaire avait crié «Tuez-le !» en Floride, «ce qui rappelle l'époque des droits civiques», a-t-il remarqué. «Votre colistière (Sarah Palin) n'a rien fait pour arrêter cela».

Le sénateur de l'Arizona, qui avait fait vœu d'abandonner les attaques personnelles, a tout de même tenté de déstabiliser le candidat démocrate en lui demandant de justifier ses liens avec William Ayers, un ex-militant d'extrême gauche du Weather Underground. «Mettons les choses au clair. Bill Ayers est professeur à Chicago. Il y a quarante ans, quand j'avais huit ans, il a commis des actes méprisables avec un groupe radical. J'ai condamné ces actes». «Monsieur Ayers ne fait pas partie de mon équipe de campagne, il n'a jamais été impliqué dans ma campagne, et ne sera pas à la Maison-Blanche», s'est défendu Barack Obama.

Tout au long de leur duel, les deux hommes se sont vivement opposés sur les impôts, l'Alena, la couverture santé et l'avortement… seul terrain d'entente : la réduction de la dépendance énergétique des Etats-Unis, vis-à-vis du Moyen-Orient ou du Venezuela. Pour cela, Obama a notamment plaidé pour les forages pétroliers et les énergies alternatives. Quant à McCain, il a également évoqué la construction de 45 centrales nucléaires.

A l'issue de ce débat, John McCain a sans doute réussi à montrer qu'il ne s'avouait pas vaincu à 19 jours du scrutin présidentiel. Au risque, une nouvelle fois, de passer pour l'«homme en colère».

D'après un sondage réalisé par CNN dès la fin du débat, 58% des spectateurs estiment qu'Obama a «gagné» contre 31% pour le candidat républicain.

Source : Le Figaro
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