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Story (actu)
iPad, la serviette hygiénique saignée Apple
Envoyé par kenivore, il y a 7 ans
Dévoilée mercredi par Steve Jobs, la tablette tactile d'Apple se présente comme une grosse révolution mais... j'en dis pas plus, je vous laisse avec l'analyse d'un spécialiste du site
Fluctuat.net et, en bas de page, un peu d'humour !


[L'analyse]


Un bel écran pour pas grand chose

La particularité physique principale de l'Ipad est sa superbe dalle de 9,7 pouces tactile multitouch LED, traités anti-doigts gras, qui lui donne un cachet classieux. La brillance de l'écran le met au niveau des derniers netbooks, ce qui lui procure un confort d'utilisation théorique et une netteté d'image incomparable. Cela ne fait pas tout, car on reste sur une résolution de seulement 1024x768 pour naviguer, les vidéos format .264 s'arrêtent au 720p et les MPEG4 bloquent à 640x480. En cela, on reste finalement sur de la qualité iPod, et en-deçà du concurrent malheureux de Microsoft, le Zune HD. Jolie dalle, mais manque d'appétit.

3G en option, 3GS en prévision

Par défaut, l'iPad possède une connectivité WiFi et bluetooth 2.1. En mettant la main au portefeuille, on peut disposer du 3G et donc d'une toute autre ouverture réseau vers les bandes UMTS/HSDPA, GSM/EDGE et au mode Data Only. En 2010, pour un terminal dont la tagline est "Notre technologie la plus avancée dans une machine magique et révolutionnaire", il y a de quoi tousser. Si c'est tout ce qu'Apple trouve de mieux alors que l'iPhone débite déjà en 3GS, cette rétention de technologie ne fait qu'annoncer une mise à jour putassière d'ici un an, pour le plus grand plaisir des early adopters.

La fausse piste du casual-netbook

L'iPad est ambitieux et démultiplie les options pour oser le netbook light. La navigation tactile, alliée à Safari et au client Mail peuvent s'étoffer d'iWork pour ceux qui débourseront 10$ sur l'App Store. A ce prix, on dispose de Keynote, Pages et Numbers, soit un pack office basique. A partir de là, l'iPad offre une alternative netbook séduisante en surface, de par son autonomie de 10h, mais qui se fait vite ridiculiser par les derniers ultra-portables déjà sur le marché, par manque de connectique au format standard, de stockage et de puissance. Apple tente un positionnement difficile avec une machine qui n'a concrètement que le nomadisme d'un MacBook Air, à condition, encore une fois, d'y mettre le prix.

Navigation internet, ergonomie au rabais

Avec un écran de cette taille, on s'imaginait un confort de navigation impeccable, surtout si le multitouch accélère la réponse de l'interface au gré des besoins. La présence de l'accéléromètre, pour faire pivoter le sens de lecture, laissait aussi présager une ergonomie ciselée, le point fort d'Apple. Une théorie qui s'écroule dès qu'on remarque que la moindre entrée texte se fait via un clavier logiciel en pop-up qui grignote la surface lisible. On fait des allers-retours entre deux niveaux d'interface, en l'absence d'un clavier externe. Un clavier que l'on peut néanmoins acheter et connecter au Dock, ce qui transforme l'iPad en netbook, le nomadisme en moins, pour atteindre une ergonomie équivalente. Pour une meilleure façon de naviguer, on repassera. Par ailleurs, Adobe Flash n'est pas compatible avec l'iPad, ce qui lui laisse quelques mois de solitude face à 75% de sites sur le web avant que tout le monde ne passe au HTML5 et au CSS3. C'est dommage, on voulait naviguer maintenant.

Connectique : le verrouillage propriétaire

Le Dock d'Apple, ce damné sphincter au format propriétaire qui sert d'entonnoir vers l'extérieur est à nouveau le seul cordon ombilical qui nous relie au monde physique, l'unique accès aux interfaces locales vers un adaptateur USB. Il ne propose qu'une sortie casque, un port dock et un port SIM pour la version WiFi+3G. Cette tradition Apple limite l'Ipad au statut d'Iphone XXL, de netbook autiste, car s'il communique avec les ondes, il lui manque le minimum d'orifices d'agrément pour lui donner la flexibilité absolue. On peine à admettre ce choix, qui allonge la chaîne des interfaces de transfert, alors qu'on pourrait si simplement charger ses fichiers depuis une Clé USB.

Les mêmes entraves logicielles que sur Iphone

L'autre entonnoir castrateur d'Apple est cette fois logiciel. L'iPad, que certains envisageaient comme une interface intermédiaire ultime, un nœud de contenus multimedia agrégés sur un terminal dynamique, n'est rien de tout cela. Toutes les entraves logicielles qu'on connait déjà sur iPhone seront les memes sur iPad, car tous les contenus, du MP3 aux Puzzle Quest devront passer par les différents Apple Store. C'est le filtre obligatoire qui empêchera l'utilisateur de glisser-déplacer ses propres fichiers depuis l'ordinateur, de prendre du contenu à partie du web, programme ou media, et de le faire tourner. L'iGoulag de ce qu'on appelle le Closed Computing s'exprime avec toute sa véhémence sur iPad. Et vous explique pourquoi vous pouvez toujours rêver pour ce port USB.

Et le gaming, sinon ?

Le format extra-large de l'iPad, l'accéléromètre et le multitouch font rêver les joueurs, qui ont déjà succombé au catalogue de l'App Store. Les similarités matérielles entre l'iPad et les autres produits Apple laissent espérer des expériences de jeu très tactiles en haute résolution. Ne serait-ce que faire Doom Resurrection en grand a de quoi laisser songeur, à secouer sa tablette pour fragger. Le problème qui en découle, est que des maniabilités qui fonctionnent à merveille sur des petites machines risquent de perdre en réactivité et en proximité, car ce dispositif plus grand introduit de nouveaux problèmes de game-design qu'on commençait à peine à résoudre sur l'iPhone. Ce n'est néanmoins qu'un changement d'échelle, et l'arrivée de l'iPad ne provoquera certainement pas une mutation des politiques éditoriales fainéantes en vigueur.

Tarification : faire casquer la moindre amélioration

Fort de la qualité de sa dalle, Apple nous fait croire que sa machine est en haut de la chaîne alimentaire. Ce qui lui donne l'aplomb nécessaire pour nous assurer que 500$ l'entrée de gamme, c'est "incroyable". Incroyable en effet qu'Apple ose encore stratifier sa gamme à l'excès comme s'il nous refourguait des iPods Nano. Trois capacités de stockage en 16,32 et 64 Go sur une simple carte flash, qui entraînent une montée tarifaire de 100$ à chaque grade. De même pour cette scission entre la version WiFi et WiFi+3G, entraînant un hoquet de 130$ supplémentaires pour une technologie rentable depuis plus de deux ans.

Verdict : l'iPad fait tout, mais ne maîtrise rien

Le bilan des fonctionnalités de l'iPad lui confère un positionnement maladroit. Il reprend des fonds de commerce existants, sans les développer et ne sait plus à qui il s'adresse. Les personnes déjà équipées d'un portable/netbook et d'un smartphone trouveront qu'il tente de tout faire sans rien maîtriser, particulièrement parce que son système d'exploitation, comme l'iPhone, n'est pas multi-tâches. Il se contente de régurgiter du contenu, incapable de générer de lui-même son propre contenu, car dénué de Webcam ou d'appareil photo...

[Humour]

La réalité des choses ?


(Merci Tuizi pour l'image)


A peine annoncée, la nouvelle tablette d'Apple crée quelques problèmes. Son nom, déjà. iPad est déjà déposé, et utilisé par Fujitsu qui en 2003 a sorti un mobile sous ce nom. Et, encore plus fort, PAD veut dire serviette hygiénique en anglais. Du coup on a le droit à toutes sortes de vidéos humoristiques, exemple...

La serviette hygiénique High-tech

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